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Renforcer l’isolement acoustique d’un mur intérieur

jeudi 22 août 2024, par ClementW

Dans les bâtiments neufs la réglementation n’impose pas de valeur minimale d’isolation entre pièces principales d’un appartement. L’isolement acoustique est souvent très faible, le promoteur faisant des économies au détriment du confort des habitants.

Dans les bâtiments anciens l’isolement entre appartements peut être également très faible.

On distingue deux cas de figure

  1. L’isolement visé doit être conforme à la réglementation en vigueur : Dnta >= 53 dB entre pièces principales d’appartements mitoyens.
    Dans ce cas l’intervention d’un acousticien est fortement recommandée. Des mesures de l’isolement actuel seront effectuées entre votre appartement et celui du voisinage, et sur cette base des préconisations seront établies. Pour atteindre cette performance Dnta >= 53 dB il faut passer par des travaux lourds. Du fait des transmissions latérales, le simple renforcement de la cloison mitoyenne n’est généralement pas suffisant.
  2. On cherche à simplement atténuer la nuisance sonore, entre deux pièces d’un même logement ou vis à vis d’un logement mitoyen, sans viser la conformité à la réglementation.
    Dans ce cas il existe différentes solutions proposées par les fabricants de produits de construction.

Solutions vissées

Ces solutions courantes de contre cloison peuvent être très performantes quand la lame d’air entre la cloison et la plaques de plâtre est significative et quand la structure en rails métalliques ou en structure bois peut être montée de manière désolidarisée. Quand on cherche de bonne performances dans le grave, on évite autant que possible une liaison rigide entre la structure de contre cloison et la cloison existante. Les performances varient également en fonction de la nature du produit d’amortissement et de la ou les couches de plaques de plâtre mises en œuvre. Ces solutions vissées impliquent des travaux plus lourds et plus coûteux que les solutions collées.

Solutions collées

Les solutions collées sont a priori moins performantes car il s’agit pas d’un système masse / ressort / masse à proprement parler : le produit d’amortissement joue à la fois le rôle d’amortissement de la cloison existante, amortissement de la cavité et support pour la fixation collée des plaques de plâtre.

  1. Complexes à coller à base de polystyrène élastifié (PSE) et d’une couche de plaque plâtre.
  2. Complexes à coller à base de laine minérale et d’une couche de plaque plâtre.
  3. Plus récemment on trouve des solutions à base de mousse de polyuréthane recyclée haute densité. Ces solutions sont séduisantes mais pas nécessairement plus performantes que les doublages à base PSE ou laine minérale. Lors de la pose, deux opérations de collage sont à prévoir : la mousse polyuréthane sur la cloison puis la ou les plaques de plâtre sur la mousse. Néanmoins la pose pourra être plus facile surtout pour une personne seule car on trouve des petits panneaux pas trop lourds et pas trop encombrants.

Comparatif des performances

Les documentations commerciales des fabricants sont généralement incomplètes voire franchement mensongères.

Les performances des doublages, c’est à dire l’amélioration de l’isolation acoustique fournie par le doublage ou la contre cloison, sont exprimées en ΔRw (C ; Ctr) avec le terme d’adaptation C pour les bruits intérieurs et Ctr pour les bruits routiers. La plupart des doublages ou les contre cloison minces ont une très faible performance dans les basses fréquences et donc même si le ΔRw annoncé peut paraître correct, si la valeur ΔRw (C ; Ctr) n’est pas fournie de manière complète on ne saura pas si les travaux entrepris auront une incidence sur la nuisance des enceintes acoustiques du voisin ou sur le trafic routier. D’autre part le même doublage ou contre cloison aura un ΔRw (C ; Ctr) différent en fonction de la nature de la cloison ou du mur existants. Et c’est là où les comparaisons des résultats deviennent encore plus ardues : certaines solutions sont testées sur un mur en béton allégé non enduit, d’autres sur une cloison en brique enduites, etc... Même si les tests sont réalisés par des laboratoires acoustiques indépendants qui suivent des procédures définies par des normes précises, chaque fabricant décide de tester sa solution sur le support qu’il considère le plus représentatif de son marché... ou qui lui permet de présenter une valeur ΔRw la plus flatteuse.

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